Source : Clinical Infectious Diseases Auteur : Xu K et al.

ANALYSE

Commentateur : Dr David REY

Objectifs :

  • Evaluer la durée de l’excétion virale chez des personnes infectées
Principaux résultats :
  • 84 patients (74,3%) ont 1 clairance virale dans les 21 jours avec une délai médian de 15 jours.
  • En date du 20/03/2020: 105 patients sont guéris et sortis d’hospitalisation (durée médiane d’hospitalisation de 18 jours avec IQR: 14-27 jours).
  • 18 patients ont 1 ventilation mécanique.
  • 2 décès.
  • Facteurs associés à la durée d’excétion virale sont (analyse multivariée): temps entre début clinique et hospitalisation (OR = 1,30), sexe masculin (OR = 3,24) et ventilation mécanique (OR = 9,88).


Source : ChemRxiv Auteur : Wenzhong Liu et al

ANALYSE

Commentateur : Dr Samy TALHA Papier original à double titre, par sa méthodologie basée sur des concepts de modélisation bioinformatique, et abordant la physiopathologie de ce virus par un angle nouveau.

Résultats :

  • Les résultats de l’étude montrent que  les glycoprotéines de surface du coronavirus pourraient former un complexe sur la chaîne 1-bêta de l’hémoglobine en se combinant à l’hème et dissocier le fer de la porphyrine. Cette attaque entraînerait une diminution des capacités de l’hémoglobine à transporter l’oxygène et le dioxyde de carbone.
  • Compte tenu de ces résultats, une analyse complémentaire a révélé que la chloroquine pourrait empêcher les glycoprotéines de surface du virus (orf1ab, l’ORF3a et l’ORF10) de se lier à l’hème.
  • Le Favipiravir pourrait inhiber une protéine d’enveloppe et la protéine ORF7 de se fixer à la porphyrine, et empêcher le virus de pénétrer dans les cellules hôtes.
Point faible :
  • publié dans un journal sans comité de lecture.
Points forts :
  • hypothèse physiopathologique originale. Si vérifiée, pourrait modifier plus efficacement la prise en charge des patients (caisson hyperbare? Modification des paramètres de ventilation ?
  • a le mérite au minimum de susciter le débat


Source : CHU de Strasbourg

Auteur : Dr Thomas LAVAUX


ETUDE 

Le syndrome de réponse inflammatoire systémique, réponse inflammatoire excessive, est un mécanisme étudié depuis plus de trente ans dans les infections d’origine bactériennes. L’infection a SARS-CoV de 2003 a permis de comprendre un certain nombre de mécanismes de la réponse immunitaire innée à cette infection virale. Pour ce SARS-CoV, son caractère bi-phasique, une réponse antivirale initiale puis la tornade cytokinique secondaire avec l’atteinte pulmonaire grave sont des phénomènes qui ont été reproduits sur des modèles animaux. Le parallèle entre SARS-CoV et SARS-CoV-2 est utile en attendant plus de données fondamentales sur cette nouvelle souche virale, afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents. Nous espérons que ces données compilées permettront d’éclairer le choix des stratégies thérapeutiques présentes et à venir. Ce document est amené à évoluer au fur et à mesure de la publications de nouveaux travaux scientifiques sur le sujet.

 


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4 avril 2020 Actualités

Source : Lancet Microbe 2020

Auteur : Alex W H Chin and al.


Correspondence

We previously reported the detection of severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) in different clinical samples.1 This virus can be detected on different surfaces in a contaminated site.2 Here, we report the stability of SARS-CoV-2 in different environmental conditions.

Lire la suite ICI. et son appendix.


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Source : The Lancet – Correspondance Auteur : Liu Y et al.

ANALYSE

Commentateur

Dr LAVAUX Thomas

Objectif

Etude de la variation de la charge virale au cours du temps selon la gravité des symptômes.

Points forts

Etude de la charge virale selon la gravité, et étude cinétique.

Points faibles

Pas de corrélation entre charge virale et gravité réalisée. Biais sur étude cinétique du fait de la charge virale initale plus importante chez les sujets graves.

Conclusion

La charge virale augmente avec la gravité de la maladie, et la clairance virale est donc plus longue. Pas d’impact sur la mortalité.  
Vous pouvez télécharger l’analyse ICI.


Source : The Lancet, March 16, 2020 www.thelancet.com
Auteurs : Puja Mehta, Daniel F McAuley, Michael Brown, Emilie Sanchez, Rachel S Tattersall, Jessica J Manson, et al.

ANALYSE

Commentateur

Dr. Thomas Lavaux

A noter

L’identification d’une hyperinflammation par un score clinico-biologique (HScore) dans les traitements type anti-IL1/IL-6 permet de mieux cibler la population qui bénéficiera du traitement (démontré pour anti il-1 (Anakinra))

Conclusion

Recherche chez les patients COVID19 des signes d’hyperinflammation à l’aide d’examens biologiques courants et/ou du Hscore pour adapter des thérapeutiques type anti IL-6 ou anti-IL-1.


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