31 juillet 2020 Articles scientifiques

Source : Daniel P. Oran, AM, and Eric J. Topol, MD Auteur : Annals of Internal Medicine , 2020 American College of Physicians

ABSTRACT

Severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) has spread rapidly throughout the world since the first cases of coronavirus disease 2019 (COVID-19) were observed in December 2019 in Wuhan, China. It has been suspected that infected persons who remain asymptomatic play a significant role in the ongoing pandemic, but their relative number and effect have been uncertain. The authors sought to review and synthesize the available evidence on asymptomatic SARS-CoV-2 infection. Asymptomatic persons seem to account for approximately 40% to 45% of SARS-CoV-2 infections, and they can transmit the virus to others for an extended period, perhaps longer than 14 days. Asymptomatic infection may be associated with subclinical lung abnormalities, as detected by computed tomography. Because of the high risk for silent spread by asymptomatic persons, it is imperative that testing programs include those without symptoms. To supplement conventional diagnostic testing, which is constrained by capacity, cost, and its one-off nature, innovative tactics for public health surveillance, such as crowdsourcing digital wearable data and monitoring sewage sludge, might be helpful.  

31 juillet 2020 Articles scientifiques

Source : BMJ 2020;370:m2993 | doi: 10.1136/bmj.m2993 Auteur : Owen Dyer

Most US states are missing key indicators in the data they publish about the course of the covid-19 pandemic, says a report presented by Tom Frieden, former director of the Centers for Disease Control and Prevention (CDC). The report by Resolve to Save Lives, a New York based non-profit group led by Frieden, examined the covid-19 “dashboards” of all 50 states and the District of Columbia.1 Indicators critical to understanding the pandemic’s course were often missing, it found. Not a single state currently reports the average turnaround time of a polymerase chain reaction (PCR) test, as press reports abound of tests in many regions taking a week or more to come back, a delay that renders testing nearly useless in controlling the disease’s spread. The test positivity rate goes unreported by 25% of states. Resolve to Save Lives, which is part of the global health organisation Vital Strategies, listed 15 indicators that are routinely used in other countries’ reporting and examined the performance of each US state on each indicator. These indicators include syndromic reporting of influenza-like illness, reported by 10 states, and covid-like illness, reported by 18 states. These two are considered leading indicators, allowing a faster response than the trailing indicators of hospital admissions and deaths.

30 juillet 2020 Articles scientifiques

Source : BMJ Global Health 2020 Auteur : Van Damme W, et al.

ABSTRACT

It is very exceptional that a new disease becomes a true pandemic. Since its emergence in Wuhan, China, in late 2019, severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2), the virus that causes COVID-19, has spread to nearly all countries of the world in only a few months. However, in different countries, the COVID-19 epidemic takes variable shapes and forms in how it affects communities. Until now, the insights gained on COVID-19 have been largely dominated by the COVID-19 epidemics and the lockdowns in China, Europe and the USA. But this variety of global trajectories is little described, analysed or understood. In only a few months, an enormous amount of scientific evidence on SARS-CoV-2 and COVID-19 has been uncovered (knowns). But important knowledge gaps remain (unknowns). Learning from the variety of ways the COVID-19 epidemic is unfolding across the globe can potentially contribute to solving the COVID-19 puzzle. This paper tries to make sense of this variability—by exploring the important role that context plays in these different COVID-19 epidemics; by comparing COVID-19 epidemics with other respiratory diseases, including other coronaviruses that circulate continuously; and by highlighting the critical unknowns and uncertainties that remain. These unknowns and uncertainties require a deeper understanding of the variable trajectories of COVID-19. Unravelling them will be important for discerning potential future scenarios, such as the first wave in virgin territories still untouched by COVID-19 and for future waves elsewhere.


SourceNature (2020) Auteur : Seth Flaxman, Swapnil Mishra, Axel Gandy, H. Juliette T. Unwin, Thomas A. Mellan, Helen Coupland, Charles Whittaker, Harrison Zhu, Tresnia Berah, Jeffrey W. Eaton, Mélodie Monod, Imperial College COVID-19 Response Team, Azra C. Ghani, Christl A. Donnelly, Steven M. Riley, Michaela A. C. Vollmer, Neil M. Ferguson, Lucy C. Okell & Samir Bhatt

ANALYSE

Commentateur

Dr Moitry Marie

Objectifs et Résultats

  • Étude de modélisation dont l’objectif est d’estimer les effets de 5 interventions mises en place dans 11 pays européens (distanciation physique, fermeture des écoles, interdiction des grands rassemblements, isolement des cas et confinement), notamment sur le nombre de décès évités
  • En prenant en compte la variété des politiques dans les différents pays, le nombre de décès évités s’élèverait à plus de 3 millions dans les 11 pays, dont près de 700 000 en France (données au 4 mai). Le confinement aurait eu l’effet le plus important. Environ 5% de la population française serait immunisée (proche des estimations de l’institut Pasteur).

Points forts

  • Article reviewé
  • Données sur le nombre de cas et de décès issues de la base de l’ECDC (European Center of Disease Control) ; disponibilité des données initiales et simulées ainsi que des codes sources des analyses
  • Suivi des mesures prises par les différents pays au fur et à mesure, selon les sources gouvernementales
  • Chiffres obtenus avec le modèle fidèle aux données recueillies
  • Analyses par pays, détaillées, méthodes et résultats clairs et exhaustifs.

    Points faibles

  • Article non finalisé (processus accéléré)
  • Etude de modélisation, avec de nombreuses hypothèses
  • Impossibilité de prendre en compte l’effet propre de chaque mesure et les changements spontanés de comportements en population
  • Disparités de décompte des décès entre pays, sous-estimation possible du nombre de cas (dépistages limités).

Vous pouvez télécharger l’analyse ICI.  


Source : The Lancet Auteur : Derek K Chu, Elie A Akl, Stephanie Duda, Karla Solo, Sally Yaacoub, Holger J Schünemann

ANALYSE:

Commentateur : Dr Marie Moitry.

Résumé

  • En absence d’études randomisées, cette méta-analyse apporte des preuves assez solides de l’existence d’une efficacité des mesures de distanciation physique et du port du masque dans la prévention de l’infection chez les personnes exposées à des malades. Ses limites (MA d’études observationnelles, absence de mesure de l’effet de la durée d’exposition, pas de mesure standardisée des distances…) amènent à interpréter avec prudence la taille des effets observés.
  • Il reste difficile de transposer ces résultats en population, les comportements individuels et collectifs étant susceptibles de dévier des procédures imposées dans les études observationnelles ou expérimentales.

Objectif

  • Etudier l’efficacité de la distanciation physique, port du masque et protection oculaire sur le risque de transmission du COVID-19 chez des personnes exposées à des sujets infectés.

Type d’étude et résultats

  • Revue systématique de 172 études et méta-analyse de 44 études observationnelles, dont 7 concernant le COVID, les autres concernant le SARS et le MERS.
  • L’analyse des données poolées retrouvait une diminution du risque de transmission virale lorsque la distance avec la personne infectée était >= à 1m et avec le port du masque (+ importante avec un FFP2 ou équivalent). Le risque d’infection était aussi plus faible avec le port d’une protection oculaire. La réduction du risque s’accentuait lorsque la distance dépassait 1m.

Forces 

  • Méta-analyse sur 44 études
  • Etude sur le COVID-19, mais aussi le SRAS et le MERS, donc avec davantage de données
  • Etude effectuée selon les méthodes de référence de la méta-analyse

Faiblesses

  • Méta-analyse d’études observationnelles
  • Études essentiellement dans des pays asiatiques
  • Pas de détails par étude sur les procédures de mesure des distances entre individus
  • Pas de données sur le port ou non du masque chez la personne infectée, pas de mesure de l’effet du port combiné « personne infectée » + « personne exposée »
  • Biais potentiels des études rendant l’évaluation quantitative du risque incertaine
Pas de mesure de l’effet de la durée d’exposition. Lire toute l’analyse ICI. The Lancet Voice : https://www.thelancet.com/the-lancet-voice


Source : Haut Conseil de la santé publique

 


AVIS

relatif à l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le Covid-19

24 mai 2020

Le Haut Conseil de la santé publique HCSP a été saisi en urgence par courriel en date du 23 mai 2020 afin de donner un avis sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le Covid-19. Le DGS souhaite disposer de l’avis du HCSP s’agissant de l’évolution de l’accès aux thérapeutiques contre le Covid-19 à la suite de la publication du récent article du Lancet sur l’analyse bénéfices risques de cette molécule dans différentes conditions. La DGS demande en particulier au HCSP d’indiquer également si son analyse collégiale remet en cause les mesures du décret n° 2020-314 du 25 mars 2020 complétant le décret n° 2020 -293 du 23 mars 2020 pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.


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Source : medRxiv Auteurs : Elizabeth Williamson and al.
  “Voici une étude britannique, qui a été reprise largement dans les médias. Elle s’intéresse aux facteurs de risque de décéder (à l’hôpital) du COVID en population générale. Échantillon de plus de 17 000 000 d’adultes adhérents au NHS (Angleterre), avec un peu plus de 5000 décès intra-hospitaliers attribués au COVID-19. On y retrouve les facteurs de risque classiques, mais aussi, de façon originale, la précarité (sur la base de la zone géographique) et l’appartenance à un groupe ethnique autre que « blanc ». Une étude « big data », qui ne prend en compte que les décès intra-hospitaliers et ne donne pas d’informations sur le risque de contracter la pathologie : elle mélange « risque de contracter la maladie » et « risque de décéder une fois infecté » présenté par le Dr Marie MOITRY


Source : The Lancet Auteurs : Corey M Peak and al.
  “Un article qui compare les mesures de quarantaine stricte avec le “active tracing” des personnes contact “Individual quarantine vs active monitoring…”. Dans la plupart des simulations effectuées, l’efficacité des deux stratégies n’était pas différente : soit elles permettaient de contrôler l’épidémie, soit elle ne le permettait pas. L’article est très complexe sur le plan de la modélisation, il est commenté dans le papier COVID-19 : when should quarantine be enforced. Celui-ci aborde également la problématique de l’acceptation de la restriction de libertés qu’imposent ses mesures, et encourage la prise en compte de leur impact sur la vie économique et sociale dans les modélisations futures. .” présenté par le Dr Marie MOITRY

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