Source : The Lancet

Auteur : Mei and al.


ABSTRACT:

December, 2019, witnessed a massive outbreak of coronavirus disease 2019 (COVID-19) triggered by the severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARSCoV-2) in Wuhan, Hubei, China, which has now turned into a global public health crisis. Fighting the pandemic of COVID-19 has become the main challenge for all clinicians.

 


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Source : Annals of Oncology Auteur :Zhang L, Zhu F, Xu L et al.

ANALYSE

Commentateur : Pr Elisabeth QUOIX

Objectif:

  • Etablir si les patients infectés par le COVID et ayant un cancer ont un tableau clinique différent, une évolution plus sévère et si dans ce contexte, les patients ayant un cancer devraient ou non recevoir les traitements anti-tumoraux habituels

Principaux résultats:

Age médian 65 ans (IQR 56-70), 17 hommes et 11 femmes. 11 patients avaient, outre le cancer, une ou des comorbidités. Le cancer le plus fréquent est à nouveau le cancer bronchique : 7/28 soit 25% des cas. Parmi tous les cancers, 10 soit 35,7% étaient au stade métastatique. Dans les 2 semaines précédant le diagnostic d’infection au COVID-19, 6, soit 21,4% des cas avaient reçu un traitement antitumoral. Dans 8 cas, l’infection avait été contractée à l’hôpital (infection nosocomiale). Les symptômes cliniques les plus fréquents étaient la fièvre chez 23 patients, la toux sèche chez 22 patients, la fatigue chez 18, une dyspnée chez 14 donc 40% d’entre eux, et 4 avaient une polypnée > 30 cycles/mn Vous pouvez télécharger l’analyse ICI.


Source : JAMA Oncology Auteur : Jing Yu and al.

ANALYSE

Commentateur : Pr Elisabeth QUOIX

Thème:

Voici un article qui justifie pleinement les recommandations qui sont faites concernant la prise en charge des patients ayant un cancer dans cette période d’épidémie du covid-19.

Etude:

Cette article publié en ligne March 25, 2020. doi:10.1001/jamaoncol.2020.0980) aborde les choses sous un angle différent. L’étude a été menée dans un seul centre hospitalier dédié au traitement des cancers par radiothérapie et à l’oncologie médicale et dépendant de l’université de Wuhan. Les dossiers de 1524 patients admis dans cet hôpital du 30 décembre 2019 au 17 janvier 2020 ont été analysés (données démographiques, cliniques et thérapeutiques). Le taux d’infection par le Covid-19 a été de 0,79% (IC 95% 0,3%-1,2%) correspondant à 12 cas sur les 1524 patients). Cette incidence était supérieure à celle rapportée dans la ville de Wuhan durant la même période (0,37% soit 41152 cas sur 11081000 habitants). L’âge médian des patients était de 66 ans (extrêmes  à 48 et 78 ans). Dans 10 cas, il s’agissait d’hommes. Dans 7 cas sur 12 (58,3%) , le cancer était un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) en sachant que parmi les 1524 patients, 228 soit 15% étaient suivis pour cette pathologie. Cinq patients étaient traités par chimiothérapie avec ou sans immunothérapie et 2 par radiothérapie. Les patients ayant un CBNPC et âgés de plus de 60 ans avaient une incidence de COVID-19 supérieure à celle des patients âgés de 60 ans ou moins (4,3% versus 1,8%). Trois des 12 patients ont développé un syndrome de détresse respiratoire aiguë. A la date du 10 mars, 3 décès avaient été enregistrés.

Résultat :

Que pouvons-nous retenir de ces deux articles : d’une part que les patients atteints d’un cancer ont un risque d’infection par Covid-19 plus important que le reste de la population même si moins de la moitié des cas avaient à ce moment un traitement de leur cancer. L’âge avancé et le fait d’avoir un CBNPC semblent être des facteurs de risque (à comparer pour ce qui est de l’âge à ce qui est observé dans la population générale). Ces deux articles viennent corroborer les recommandations du GOLF et de la SPLF quant à la prise en charge des cancers dans cette période épidémique et notamment le report de toute chimiothérapie adjuvante et même d’une chirurgie jugée non urgente (http://splf.fr/wp-content/uploads/2020/03/COVID-FINALE-GOLF2020-03-19.pdf) mais aussi l’usage de protections individuelles renforcées pour les patients ayant un cancer ou des antécédents de cancer et enfin, une surveillance renforcée de ces patients lorsqu’ils sont infectés par le COVID-19.


Source : The LANCET Oncology Auteur : Liang W and al.

ANALYSE

Commentateur : Pr Elisabeth QUOIX

Thème:

Voici un article qui justifie pleinement les recommandations qui sont faites concernant la prise en charge des patients ayant un cancer dans cette période d’épidémie du covid-19.

Etude:

les auteurs ont réuni une cohorte de 2007 cas de patients infectés par le Covid-19 et hospitalisés dans 575 hôpitaux de 31 régions administratives de Chine à la date du 31 janvier 2020. Tous ces cas étaient confirmés, mais 417 ont été exclus pour cause d’insuffisance de données concernant les antécédents. Parmi les 1590 cas d’infection au Covid-19, 18 soit 1,1% (IC 95% 0,61-1,65) avaient un antécédent de cancer ce qui semble supérieur à l’incidence du cancer dans l’ensemble de la population chinoise en 2015, incidence qui était de 285,83/105 assez proche d’ailleurs de ce qui était relevé en France (https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers/Donnees-globales). Parmi les 18 cancers, le cancer bronchique était le plus fréquent  (5 cas soit 28% des 18 patients). Parmi les 16 patients pour lesquels la donnée était disponible, 4 soit 25% avaient eu un traitement chirurgical ou chimiothérapeutique dans le mois précédent et les 12 autres étaient en suivi après chirurgie. Par rapport aux patients atteints du Covid-19 et sans antécédent de cancer, il étaient plus âgés, (âge moyen de 63, 1 ans versus 48,7 ans, plus fréquemment fumeurs. Ils avaient plus fréquemment une polypnée, et des altérations scanographiques plus sévères lors de la présentation. Leur taux d’admission en réa et leur taux de décès étaient plus importants que chez les patients sans antécédents de cancer (7/18 soit 39% versus 124/1572 soit 8%; p=0,0003). Ce risque était encore supérieur numériquement chez les patients qui avaient eu un traitement dans le mois précédent. Ce sur-risque a été confirmé par régression logistique après ajustement sur les autres facteurs de risque, à savoir l’âge, les antécédents tabagiques, les autres comorbidités avec un OR à 5,34 (IC 95% 1,80-16,18; p = 0,0026). Les patients avec un cancer du poumon n’étaient pas à risque supérieur par rapport à ceux ayant un autre cancer.


Source : JAMA Auteur : J Yu et al.

ANALYSE

Commentateur : Dr David REY

Objectif :

Etudier l’incidence de COVID chez les patients ayant un cancer, et l’évolution de l’infection

Résultats :

Incidence de COVID (diagnostic par scanner et/ou PCR) plus élevée chez les patients avec un cancer: 0,79% (12 patients sur1524) par rapport à l’incidence cumulée de la ville de Wuhan: 0,37%. 8/12 ont plus de 60 ans, 7/12 ont 1 cancer bronchique non à petites cellules. 3 décès (25%).

Points faibles

Etude rétrospective. Renseignements insuffisants sur l’état carcinologique et le traitement du cancer.

Conclusion

  • Incidence plus élevée de COVID en cas de cancer.
Vous pouvez télécharger l’analyse ICI.

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