Source : Direction Générale de la Santé

Date : actualisée


COMMUNIQUE – FICHE PROFESSIONNELS DE SANTÉ

En phase épidémique, comme lors d’une épidémie de grippe, les patients présentant une forme simple ou modérée devront pouvoir être pris en charge en ville en utilisant les ressources médicales et paramédicales du territoire et en mobilisant l’ensemble des acteurs. Cette prise en charge ambulatoire a vocation à être organisée par les professionnels de santé habituels des patients sur la base des recommandations ci-dessous. En phase épidémique, les patients seront ainsi invités, en cas de symptômes évocateurs du Covid-19, à contacter leur médecin traitant, sauf en cas de signe de gravité où la recommandation restera d’appeler le SAMU-centre 15. Il convient également d’anticiper et d’organiser en parallèle des circuits en ville pour la prise en charge des patients sans médecin traitant ou dont le médecin traitant n’est pas disponible.

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Source : Direction Générale de la Santé

Date : VERSION AU 1 ER AVRIL 2020


COMMUNIQUE

Le diagnostic de cas d’infection respiratoire aigüe SARS-CoV-2 ou dit COVID-19 sur le territoire français a conduit les pouvoirs publics à prendre des mesures exceptionnelles en vue de contenir sa transmission puis de gérer sa propagation. Dans ce contexte, des mesures dérogatoires d’indemnisation des personnes contraintes de rester à leur domicile et se trouvant en incapacité de travailler ont été mises en place qui sont amenées à évoluer au gré de l’adaptation des consignes sanitaires. Ces mesures doivent être articulées avec les règles d’indemnisation de droit commun des personnes malades. Il est rappelé que depuis la publication de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19, le délai de carence est supprimé pour tous les arrêts de travail, quel qu’en soit le motif.

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Source : NATURE Medecine Auteur :Nancy H. L. Leung and al.

ANALYSE

Commentateur : Dr Marie MOITRY

Points clés :

  • L’étude montre que, en plus des gouttelettes, les aérosols de l’air expiré par les malades pourraient être un mode de transmission du SARS-Cov-2, même chez les patients asymptomatiques.
  • Les masques chirurgicaux sont efficaces pour réduire la détection du virus ainsi que sa charge virale dans les gouttelettes et les aérosols de l’air expiré et l’étude confirme leur utilité chez les personnes malades.
  • Les conditions expérimentales et le peu de données disponibles sont des limites à prendre en compte pour l’interprétation des résultats sur le potentiel infectieux de la charge virale dans l’air expiré en situation réelle, et ce d’autant plus que la contagiosité du SARS-CoV-2 reste à ce jour incertaine.


Source : CHU de Strasbourg

Auteur : Dr Thomas LAVAUX


ETUDE 

Le syndrome de réponse inflammatoire systémique, réponse inflammatoire excessive, est un mécanisme étudié depuis plus de trente ans dans les infections d’origine bactériennes. L’infection a SARS-CoV de 2003 a permis de comprendre un certain nombre de mécanismes de la réponse immunitaire innée à cette infection virale. Pour ce SARS-CoV, son caractère bi-phasique, une réponse antivirale initiale puis la tornade cytokinique secondaire avec l’atteinte pulmonaire grave sont des phénomènes qui ont été reproduits sur des modèles animaux. Le parallèle entre SARS-CoV et SARS-CoV-2 est utile en attendant plus de données fondamentales sur cette nouvelle souche virale, afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents. Nous espérons que ces données compilées permettront d’éclairer le choix des stratégies thérapeutiques présentes et à venir. Ce document est amené à évoluer au fur et à mesure de la publications de nouveaux travaux scientifiques sur le sujet.

 


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Source

L’intérêt potentiel de l’association hydroxychloroquine – azithromycine dans la prise en charge de l’infection à COVID-19 a fait l’objet récemment d’une large médiatisation. L’emploi de ces médicaments, en particulier en association, fait courir des risques d’effets indésirables graves, en particulier cardiaques. Plusieurs cas viennent d’être rapportés aux Centres Régionaux de Pharmacovigilance. L’efficacité de cette combinaison dans la prise en charge de l’infection à SARS-CoV-2 (COVID19) n’ayant pas à ce jour été démontrée chez l’homme, il importe de réserver son usage aux situations où l’état du patient justifie les risques encourus, circonstances qui sont définies dans l’avis récent du Haut Comité pour la Santé Publique (du 23 mars 2020). La prescription d’hydroxychloroquine est associée à un risque majoré, observé dans plusieurs études de grande envergure, de troubles graves du rythme et de la conduction cardiaques. Ces troubles, à type d’allongement de la durée de l’intervalle QT avec risque de Torsades de Pointes, surviennent le plus souvent en raison d’une interaction médicamenteuse et/ou de facteurs de risque comme l’hypokaliémie. L’association à l’azithromycine (comme aux autres macrolides) ne peut être mise en place qu’après vérification de l’ECG (QTc), de l’absence d’hypokaliémie, et sous surveillance clinique et électrocardiographique régulières. Les médicaments contre indiqués (car allongeant le QT) sont :
  • citalopram, escitalopram (Seropram®, Seroplex®…)
  • hydroxyzine (Atarax®…)
  • dompéridone (Motilium®…)
Les médicaments déconseillés et devant être associés uniquement dans les conditions de surveillance rappelées précédemment sont :
  • les anti-arythmiques de classe IA et III,
  • les antidépresseurs tricycliques
  • certains neuroleptiques
  • certains anti-infectieux : macrolides dont l’azithromycine (Zithromax®…), fluoroquinolones,..
  • la méthadone
Les associations faisant l’objet de précautions d’emplois ne sont pas détaillées ici. Par ailleurs, l’emploi de l’hydroxychloroquine, a fortiori en association à l’azithromycine, doit être très prudente et faire l’objet d’une surveillance accrue chez les patients avec antécédents cardiaques. Ce risque est majoré dans le contexte d’infection à COVID19 souvent accompagné d’une hypokaliémie profonde. Enfin, nous rappelons les symptômes cliniques devant faire suspecter une arythmie et qui peuvent être frustes :
  • étourdissements, malaises, voire syncope,
  • palpitations récentes.


Source : URGENCES- ONLINE
Auteur : Dr Michel NAHON


 

ANALYSE

Une très bonne synthèse sur le Covid-19 mise à jour régulièrement (dernière mise à jourle 26/03/2020). Il parcours plusieurs thématiques autour du virus :

  • Distribution géographique
  • Transmission
  • Détection
  • Incubation
  • Morbi-mortalité
  • Signes cliniques
  • Signes biologiques
  • Signes radiologiques
  • Traitements
  • Modalités d’oxygenothérapie
  • Indications à hospitaliser en réanimation
  • Indications de transfert Interhospitaliers
  • Immunité
  • ….

Vous pouvez accéder à l’article en suivant ce lien.




Source : L’Agence italienne des médicaments (AIFA)

CONTEXTE  

La pneumonie est la complication la plus fréquente et la plus grave de l’infection à coronavirus. L’interleukine 6 (IL-6) est l’un des médiateurs de l’inflammation qui suit la réponse immunitaire contre le virus dans les alvéoles pulmonaires. Le « choc cytokinique » engendre des dommages importants sur le parenchyme pulmonaire, avec une maladie interstitielle qui réduit significativement la fonction respiratoire. Le tocilizumab, un anticorps monoclonal recombinant humanisé dirigé contre l’IL-6, a apporté des bénéfices cliniques et des changements dans les biomarqueurs dans une étude de cas menée sur 21 patients chinois atteints d’une pneumonie sévère liée à COVID-19 (Xiaoling X. et al.). L’Agence italienne des médicaments (AIFA) a annoncé, le 19 mars, le lancement de TOCIVID-19, une étude indépendante de phase II visant à évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi du tocilizumab dans le cadre du traitement de la pneumonie en contexte de COVID-19. L’essai a deux objectifs principaux : produire des données de bonne qualité d’un point de vue méthodologique et suivre toutes les utilisations hors autorisation de mise sur le marché (AMM) du tocilizumab, afin d’évaluer, de manière systématique, leur impact sur la mortalité.


Source : SFD

RECOMMANDATIONS 

  • Il n’y a pas de preuve que le COVID-19 touche davantage les sujets porteurs d’un diabète que les autres ; en revanche le risque de forme grave est augmenté par la présence d’un diabète déséquilibré ou compliqué
  • Le COVID-19 peut toucher à la fois les sujets ayant un diabète de type 1 ou de type 2 sans différence de risque. Le pourcentage de formes graves en fonction du type de diabète n’est pas connu.
  • Les sujets porteurs d’un diabète dans un contexte médical de fragilité (cardiaque, pulmonaire ou rénale) sont plus à risque d’une forme grave de COVID-19 par rapport à ceux n’ayant pas d’autre problème de santé, de même que les sujets de plus de 70 ans.


Source : Pharmacol Res. 2020 Mar 4 Auteurs : Ren JL, Zhang AH, Wang XJ

SUMMARY

The current 2019-nCoV outbreak is moving rapidly [1], the cumulative number of confirmed cases in mainland China has reached 80151, with 47,204 (58.89 %) cured cases and 2943 (3.67 %) deaths as of 2-Mar-2020, and no specific drug has been discovered for Coronavirus Disease 2019 (COVID-19). However, a number of clinical practice results showed that traditional Chinese medicine (TCM) plays significant role in the treatment of COVID-19, bringing new hope for the prevention and control of COVID-19.


Source : J Med Virol. 2020 Feb 27

Auteurs : Yan‐Chao, Wan‐Zhu Bai, Tsutomu Hashikawa


ABSTRACT

Following the severe acute respiratory syndrome coronavirus (SARS‐CoV) and Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS‐CoV), another highly pathogenic coronavirus named SARS‐CoV‐2 (previously known as 2019‐nCoV) emerged in December 2019 in Wuhan, China, and rapidly spreads around the world. This virus shares highly homological sequence with SARS‐CoV, and causes acute, highly lethal pneumonia coronavirus disease 2019 (COVID‐19) with clinical symptoms similar to those reported for SARS‐CoV and MERS‐CoV. The most characteristic symptom of patients with COVID‐19 is respiratory distress, and most of the patients admitted to the intensive care could not breathe spontaneously. Additionally, some patients with COVID‐19 also showed neurologic signs, such as headache, nausea, and vomiting. Increasing evidence shows that coronaviruses are not always confined to the respiratory tract and that they may also invade the central nervous system inducing neurological diseases. The infection of SARS‐CoV has been reported in the brains from both patients and experimental animals, where the brainstem was heavily infected. Furthermore, some coronaviruses have been demonstrated able to spread via a synapse‐connected route to the medullary cardiorespiratory center from the mechanoreceptors and chemoreceptors in the lung and lower respiratory airways. Considering the high similarity between SARS‐CoV and SARS‐CoV2, it remains to make clear whether the potential invasion of SARS‐CoV2 is partially responsible for the acute respiratory failure of patients with COVID‐19. Awareness of this may have a guiding significance for the prevention and treatment of the SARS‐CoV‐2‐induced respiratory failure.


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