Source : Journal of International AIDS Society Auteur : Enver Akalin and al.

ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY.

Objectif :

  • Résumé de l’efficacité clinique des ARV sur les virus SARS, MERS et SARS-CoV-2
Principaux résultats :
  • Pas de bénéfice dans les essais randomisés, les études observationnelles ne sont pas concluantes.
  • Based on available evidence it is uncertain whether LPV/r and other antiretrovirals improve clinical out- comes in severe symptomatic disease or prevent infection among patients at high risk of acquiring COVID-19.
Conclusion : 
  • Pas d’efficacité démontrée des ARV sur SARS, MERS et COVID-19
Accédez à l’analyse complète ICI.


Source : Pharmacological Research Auteur : Agostino Riva and al.

ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY. Principaux résultats : 3 patients infectés VIH (2 hommes et 1 femme, 57 à 63 ans), font une infection COVID prouvée, alors qu’ils sont sous darunavir boosté tous les 3, avec un bon dosage plasmatique juste avant le COVID (donc une bonne observance). Tous les 3 étaient en charge virale indétectable. Traitement du COVID: darunavir maintenu dans 1 cas, passage au lopinavir dans les 2 autres, dans tous les cas avec hydroxychloroquine. Evolution favorable, mais 2 sont encore hospitalisés. Conclusion : Confirme l’absence d’efficacité du darunavir sur le SARS-CoV-2. Accédez à toute l’analyse ICI.


Source : BMJ Auteur : Tursi A, et al.

ANALYSE

Commentateur : Pr Jean-Marie REIMUND De nombreuses questions se posent concernant l’impact des traitements immunosuppresseurs et des biothérapies chez les patients ayant une maladie auto-immune ou une maladie auto-inflammatoire. Ceci est entre autres le cas des patients ayant une maladie inflammatoire chronique intestinale [MICI : maladie de Crohn (MC) ou rectocolite hémorragique (RCH)] sur :
  • une augmentation potentielle d’infection à Covid-19 chez ces patients,
  • la sévérité des infections, en particulier chez les patients sous traitement immunosuppresseur et/ou biothérapie.
Lire l’analyse complète ICI.


Source : Gastroenterology Auteur : Lorenzo Norsa and al.

ANALYSE

Commentateur : Pr Jean-Marie REIMUND Objectif de l’étude : Evaluer le risque d’infection à Covid-19 dans un centre expert MICI dans une région à forte circulation du virus en Italie du Nord. Résultats : Aucun patient n’a présenté de signes évocateurs d’infection à Covid-19 et aucun patient hospitalisé n’avait de test PCR positif pour le Covid-19. Plus de la moitié des patients étaient uniquement sous traitement par dérivés 5-aminosalicylés (5-ASA ; 59 %), seulement 22 % sous thiopurines et 16 % sous biothérapies (infliximab, adalimumab, golimumab, vedolizumab, ustekinumab). Durant la même période, 479 patients sans MICI étaient hospitalisés pour une forme sévère d’infection à Covid-19. Lire l’analyse complète ICI.


Source : HAL Auteurs : Henrik Salje and al.

ANALYSE

Commentateur : Dr Marie MOITRY Objectifs et résultats :
  • Modéliser les dynamiques de transmission épidémique et l’effet des mesures de confinement
  • Le taux de létalité du COVID-19 se situerait actuellement autour de 0,5%. Au total, 2,6% des cas seraient hospitalisés
  • Le confinement aurait entrainé une baisse de 84% de la transmission, avec un R0 tombant de 3,31 à 0,52
  • Au 11 mai, le nombre de sujets ayant été infectés serait d’environ 3,7 millions, soit 5,7% de la population. Le nombre d’admissions quotidiennes en SI devrait se situer entre 10 et 45. Entre 1370 et 1900 lits seraient occupés par des cas COVID et environ 1300 personnes seront infectées chaque jour
  • La proportion de personnes déjà infectées serait plus élevée dans le grand-Est (11,8%) et la région parisienne (12,3%)
  • Les analyses de sensibilité (variation de différents paramètres selon différents scénarios) montrent que le taux de létalité estimé est relativement solide (0,4% à 0,7%). En revanche les estimations du niveau d’immunité atteint au 11 mai s’avèrent incertaines (entre 1,9 et 12,5%), ainsi que celles du nombre d’infections quotidiennes (200 à 4600) et du R0 (0,38 à 0,64) à la date du déconfinement.
Ce qu’elle apporte :
  • Donne des premières estimations de la prévalence de la maladie
  • Confirme l’efficacité des mesures de confinement sur la propagation de l’épidémie
  • Démontre que l’immunité collective (qui devrait être de 70% pour être efficace, avec un R0 à 3,31) est loin d’être acquise, exigeant une grande prudence lors du déconfinement (risque de deuxième vague).
  • Donne des détails par région


Source : European Journal of Epidemiology Auteurs :Giovanni Sebastiani and al.

ANALYSE

Commentateur : Dr Marie MOITRY Objectifs et résultats :
  • Modéliser la croissance épidémique (incidence journalière/cumulée) et évaluer l’effet des mesures gouvernementales (confinement) prises au 9 mars.
  • Le délai entre la mise en place des mesures et le pic de l’épidémie se situe entre 13 et 15 jours ;
  • Entre 7 et 10 jours sont nécessaires pour que les effets des mesures sur la croissance épidémique soient visibles
  • Le maintien des mesures actuelles permettrait de ralentir de façon remarquable l’épidémie à partir de début mai. L’épidémie pourrait être réduite à quelques cas à la fin mai.
Ce qu’elle apporte :
  • Elle confirme l’efficacité des mesures de confinement, capables de ralentir considérablement l’épidémie
Limites :
  • Ces projections sont faites sous l’hypothèse de maintien durable des mesures de confinement, ce qui ne semble aujourd’hui pas raisonnablement envisageable
Elle n’évoque pas l’après-confinement, durant lequel un rebond épidémique est à craindre/prévoir.


Source : The NEJM Auteur : Gudbjartsson et al

ANALYSE

Commentateur : Dr Caroline MAYEUR Objectif :
  • Décrire la diffusion du SARSCoV2 dans la population islandaise
Principaux résultats :
  • Double stratégie de dépistage
    • soit sur signes cliniques/voyages dans pays à risques/sujets contacts (9199 personnes au 31/03/20)
    • soit screening dans la population générale (sur volontariat et tirés au sort, 13080 au 4/04/20).
  • Parmi les sujets dépistés sur la clinique
    • 13,3% sont RT PCR+ dont 38 enfants <10 ans.
    • Dans la population générale, 0,8 % de RT PCR+, tous âgé de plus de 10 ans.
  • Belle étude descriptive de la phylogénie du virus avec au début de l’épidémie des haplotypes majoritaires essentiellement issus des zones d’épicentres europééns “enrichis” par la suite  par des personnes revenant de pays initialement considérés non à risques.
  • Shift attendu dans les modes de contamination, initialement par retour de zones à risques (2/3 des cas) puis à partir du confinement, en intrafamilial.


Source : The NEJM Auteur : L.Chen et al

ANALYSE

Commentateur : Dr Catherine RONGIERES

Objectifs :

  • Informations épidémiologique, , clinique,  laboratoire, caractéristiques radiologiques, traitement et résultats des femmes enceintes atteintes de Covid-19
Principaux résultats :
  • patientes infectées représentent 0,24% des femmes enceintes pour la même période .
  • 64% ont été infectées au 3eme trimestre.
  • 71% de PCR + signes rencontrées )
    • fièvre  (75%)
    • Toux (73%)
    • Lymphopenie (44%)
  • Infiltrats des deux bases pulmonaires après scanner thoracique (79%)
  • 58% d’accouchements durant cette période  dont 93% de césarienne pour des effets du Covid 19 sur la grossesse .
  • la majorité des formes graves se sont passées après l’accouchement (6/9)
  • 21 % de prématurité. Pas d’enfant malade. Pas de décès maternel


Source : Radiology Auteur : Hyungjin Kim and al.

ANALYSE:

Commentateur : Dr Mathieu OBERLIN

Objectif : 

  • Evaluer la performance du scanner thoracique et de la RT-PCR, à travers la valeur prédictive, en fonction de la prévalence de la maladie
Principaux résultats : 
  • Pour le TDM
    • VPP 1,5%, VPN 99,8% si prévalence 1%
    • VPP 14,2% et VPN 98,2% si P 10%
    • VPP 48,8% et VPN 90,6% si P 39%
Conclusion : 
  • En dehors d’une phase épidémique avec prévalence >40%, l’utilité du TDM thoracique pour screener les malades est mauvaise.
Téléchargez l’analyse complète ICI


Source : IJID Auteur : Takeshi Moriguchi and al.

ANALYSE:

Commentateur : Dr Martine TEBACHER

“Le nouveau coronavirus ayant émergé à Wuhan en Chine s’est répandu dans de multiples pays très rapidement. Dans cet article, les auteurs rapportent le premier cas de méningite associée au coronavirus ayant été convoyé par ambulance suite à une convulsion accompagnée d’une perte de conscience.

Le cas rapporté ici ne s’est jamais rendu dans aucun pays étranger. Il a senti une fatigue généralisée et de la fièvre au premier jour. Des médecins locaux ont été vus deux fois (le jour 2 et le jour 5) et une prescription de laninamivir et d’agents antipyrétiques a été réalisée. Lors d’une visite de la part de sa famille, il a été retrouvé inconscient. A J9, il a été immédiatement transporté en ambulance à l’hôpital. En transport d’urgence, il a présenté des crises généralisées durant moins d’une minute. Il présentait une rigidité du cou évidente. Le diagnostic n’a pas été réalisé grâce à un prélèvement nasopharyngé mais dans le liquide cérébrospinal. Les anticorps anti-HSV1 et IgM varicella-zoster n’ont pas été détectés dans les échantillons de sérum. Une IRM cérébrale a mis en évidence une hyperintensité au niveau du mur du ventricule latéral droit et des changements de signal au niveau du lobe temporal mésial droit et de l’hippocampe, suggérant la possibilité d’une méningite liée au coronavirus. Ce cas doit alerter les médecins au sujet des patients ayant des symptômes liés au système nerveux central.”

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