Source : Infection Auteur : Härter G et al

ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY.

Objectif :

  • Description clinique des patients infectés par le VIH, ayant fait une infection COVID
Principaux résultats :
  • Age moyen: 48 ans,
  • 30 hommes.
  • Charge virale VIH indétectable: 30/32. Médiane CD4: 670/mm3 (69-1715).
  • 42% ont été hospitalisés, dont 43% en réanimation. 3 décès sur 32 patients.
  • 22 patients étaient sous TDF ou TAF,
  • 20 sous anti-intégrase et 4 sous inhibiteur de protéase (darunavir boosté).
Conclusion :
  • Mortalité élevée sur un petit effectif (9%) en partie liée à âge et comorbidités. Manifestement pas d’effet protecteur des ARV, notamment des IP.
Accédez à l’analyse complète ICI.


Source : The NEJM Auteurs : Joshua Geleris and al.

ANALYSE

Commentateur : Dr Marie MOITRY Ce qu’elle apporte :
  • Dans cette étude, aucune association significative n’a été retrouvée entre l’administration d’HQ et la survenue du décès/intubation chez les patients hospitalisés pour un diagnostic confirmé de COVID-19.
  • Malgré le caractère observationnel rétrospectif de l’étude et les biais qu’elle peut comporter (pas de recueil spécifique à l’étude, pas de randomisation, risque de confusion résiduelle, étude unicentrique…), la taille de l’échantillon (+ de 1300) et les analyses statistiques poussées apportent des informations pertinentes.
  • Les résultats ne sont pas en faveur du recours à l’HQ chez les patients COVID.
  • Des essais randomisés sont indispensables pour confirmer ou infirmer l’intérêt de cette molécule dans l’arsenal thérapeutique.
  • Il est à noter que ces résultats ont conduit au retrait des suggestions de prescription d’HQ pour les patients COVID souffrant de difficultés respiratoires dans l’établissement d’étude (New-York).
Vous trouverez l’analyse détaillée ICI.


Source : JAMA Auteur : T Baggett

ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY.

Objectif :

  • Dépister l’ensemble des SDF dans un centre d’hébergement après avoir observé les premiers cas
Principaux résultats :
  • 147 soit 36% ont une PCR positive !
  • Dont seulement 7,5% et 0,7% ont une toux et de la fièvre respectivement.
Conclusion :
  • 36% des SDF d’un centre d’hébergement à Boston ont 1 PCR positive, et très peu ont des signes cliniques.
Accédez à l’analyse complète ICI.


Source : Journal of Infectious Diseases Auteur : X Nie et al.

ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY.

Objectif :

  • Analyser les caractéristiques épidémiologiques des cas confirmés de COVID, et les délais contacts – début des symptômes – diagnostic
Principaux résultats :
  • 54,12% d’hommes, âge moyen de 44,24 ans (2 mois  à 97 ans !),
  • 60% ont entre 30 et 59 ans,
  • 61,5% sont importés dont 37,56% viennent de Wuhan.
  • L’âge moyen diminue dans le temps, ainsi que la proportion de cas importés (efficacité du confinement).
  • L’incubation médiane est de 5 jours, elle est < 13 jours dans 95% des cas.
  • Les délais entre début des signes et diagnostic, entre début des signes et première consultation, et entre première consultation et diagnostic, diminuent toutes dans le temps (ce qui est assez logique …).
Conclusion :
  • Courte période d’incubation (5 jours). L’infection touche en majorité une population d’âge moyen.
  • Efficacité des mesures de confinement. Consultations et diagnostic plus rapides dans le temps.
Accédez à l’analyse complète ICI.


Source : The Lancet Auteur : E Hunter et al.

ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY.

Objectif :

  • Dépister le personnel “soignant” symptomatique (toux persistante, fièvre)
Principaux résultats :
  • 240 (14%) de tests positifs.
  • Age moyen des personnes testées positives: 41,7 ans.
  • 12 personnes ont été retestées: 1/3 est positive à J14.
  • Le taux de positivité augmente avec le temps, mais la courbe s’infléchit le 24 mars, soit peu après les décisions de distanciation sociale.
  • Le taux de positivité est comparable entre soignants très exposés par leur activité, moins exposés, et personnel administratif.
Conclusion :
  • 14% de PCR positives chez du personnel hospitalier (principalement soignant) symptomatique, ce qui est peu.
  • Efficacité des mesures de confinement.
Accédez à l’analyse complète ICI.


Source : Journal of International AIDS Society Auteur : Enver Akalin and al.

ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY.

Objectif :

  • Résumé de l’efficacité clinique des ARV sur les virus SARS, MERS et SARS-CoV-2
Principaux résultats :
  • Pas de bénéfice dans les essais randomisés, les études observationnelles ne sont pas concluantes.
  • Based on available evidence it is uncertain whether LPV/r and other antiretrovirals improve clinical out- comes in severe symptomatic disease or prevent infection among patients at high risk of acquiring COVID-19.
Conclusion : 
  • Pas d’efficacité démontrée des ARV sur SARS, MERS et COVID-19
Accédez à l’analyse complète ICI.


Source : Pharmacological Research Auteur : Agostino Riva and al.

ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY. Principaux résultats : 3 patients infectés VIH (2 hommes et 1 femme, 57 à 63 ans), font une infection COVID prouvée, alors qu’ils sont sous darunavir boosté tous les 3, avec un bon dosage plasmatique juste avant le COVID (donc une bonne observance). Tous les 3 étaient en charge virale indétectable. Traitement du COVID: darunavir maintenu dans 1 cas, passage au lopinavir dans les 2 autres, dans tous les cas avec hydroxychloroquine. Evolution favorable, mais 2 sont encore hospitalisés. Conclusion : Confirme l’absence d’efficacité du darunavir sur le SARS-CoV-2. Accédez à toute l’analyse ICI.


Source : BMJ Auteur : Tursi A, et al.

ANALYSE

Commentateur : Pr Jean-Marie REIMUND De nombreuses questions se posent concernant l’impact des traitements immunosuppresseurs et des biothérapies chez les patients ayant une maladie auto-immune ou une maladie auto-inflammatoire. Ceci est entre autres le cas des patients ayant une maladie inflammatoire chronique intestinale [MICI : maladie de Crohn (MC) ou rectocolite hémorragique (RCH)] sur :
  • une augmentation potentielle d’infection à Covid-19 chez ces patients,
  • la sévérité des infections, en particulier chez les patients sous traitement immunosuppresseur et/ou biothérapie.
Lire l’analyse complète ICI.


Source : Gastroenterology Auteur : Lorenzo Norsa and al.

ANALYSE

Commentateur : Pr Jean-Marie REIMUND Objectif de l’étude : Evaluer le risque d’infection à Covid-19 dans un centre expert MICI dans une région à forte circulation du virus en Italie du Nord. Résultats : Aucun patient n’a présenté de signes évocateurs d’infection à Covid-19 et aucun patient hospitalisé n’avait de test PCR positif pour le Covid-19. Plus de la moitié des patients étaient uniquement sous traitement par dérivés 5-aminosalicylés (5-ASA ; 59 %), seulement 22 % sous thiopurines et 16 % sous biothérapies (infliximab, adalimumab, golimumab, vedolizumab, ustekinumab). Durant la même période, 479 patients sans MICI étaient hospitalisés pour une forme sévère d’infection à Covid-19. Lire l’analyse complète ICI.


Source : HAL Auteurs : Henrik Salje and al.

ANALYSE

Commentateur : Dr Marie MOITRY Objectifs et résultats :
  • Modéliser les dynamiques de transmission épidémique et l’effet des mesures de confinement
  • Le taux de létalité du COVID-19 se situerait actuellement autour de 0,5%. Au total, 2,6% des cas seraient hospitalisés
  • Le confinement aurait entrainé une baisse de 84% de la transmission, avec un R0 tombant de 3,31 à 0,52
  • Au 11 mai, le nombre de sujets ayant été infectés serait d’environ 3,7 millions, soit 5,7% de la population. Le nombre d’admissions quotidiennes en SI devrait se situer entre 10 et 45. Entre 1370 et 1900 lits seraient occupés par des cas COVID et environ 1300 personnes seront infectées chaque jour
  • La proportion de personnes déjà infectées serait plus élevée dans le grand-Est (11,8%) et la région parisienne (12,3%)
  • Les analyses de sensibilité (variation de différents paramètres selon différents scénarios) montrent que le taux de létalité estimé est relativement solide (0,4% à 0,7%). En revanche les estimations du niveau d’immunité atteint au 11 mai s’avèrent incertaines (entre 1,9 et 12,5%), ainsi que celles du nombre d’infections quotidiennes (200 à 4600) et du R0 (0,38 à 0,64) à la date du déconfinement.
Ce qu’elle apporte :
  • Donne des premières estimations de la prévalence de la maladie
  • Confirme l’efficacité des mesures de confinement sur la propagation de l’épidémie
  • Démontre que l’immunité collective (qui devrait être de 70% pour être efficace, avec un R0 à 3,31) est loin d’être acquise, exigeant une grande prudence lors du déconfinement (risque de deuxième vague).
  • Donne des détails par région

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