The SARS-CoV-2 epidemic in Zimbabwe: Quo vadis?

18 mai 2020

Source : Clinical Infectious Diseases

Auteur : Leolin Katsidzira et al


ANALYSE:

Commentateur : Dr David REY.

Voici un article très intéressant sur l’épidémiologie du COVID-19 au Zimbabwe proposé par le Dr David Rey, ses conséquences, et des éléments d’explication de l’impact très faible !

  • à la date du 1er mai 2020 : seulement 34 cas confirmés d’infections à SARS-CoV-2, le plus souvent asymptomatiques ou modérés, et 4 décès ; ce sont tous des cas importés d’Angleterre, des Etats-Unis et de Dubaï, mais aucun de Chine !
  • un confinement a été mis en place (21 jours, étendu avec 14 jours de plus)
  • les conséquences sont les mêmes que dans les pays occidentaux : moyens sanitaires dédiés au COVID, avec une réduction des activités médicales habituelles, et une crainte sur les programmes de lutte contre la tuberculose
  • particularités épidémiologiques expliquant le faible nombre de cas : 1. Le COVID a plutôt touché les communautés riches (voyageant vers l’Europe ou les Etats-Unis) ; 2. 63% des habitants vivent en zone rurale (donc plus de distanciation, et peu d’utilisation des transports en commun) ; 3. Peu de trafic aérien, contrairement à l’Afrique du Sud (pays le plus touché) ; 4. La population est jeune : 89% a moins de 50 ans, et 2,8% plus de 75 ans, par ailleurs les anciens sont très peu en institution.
  • L’infection VIH pourrait malheureusement aggraver la situation du COVID, mais il semble y avoir eu beaucoup de progrès dans la prise en charge des PVVIH (90% connaissent leur statut sérologique, 88% sont sous traitement et 73% en contrôle virologique, donc la crainte de départ n’est pas confirmée.
  • Les conséquences économiques, le dépistage, le « tracing », la protection des soignants, sont discutés.
  • Reste à savoir si les données sont fiables …

Mots-clés : COVID-19, SARS-CoV-2, tuberculose, VIH, Zimbabwe, Afrique sub-Saharienne

Summary

The SARS-CoV-2 epidemic is likely to be attenuated in Zimbabwe, possibly with a reduced mortality, but this may still overwhelm the health system. Prevention interventions should be tailored to the unique social and cultural networks that may sustain the epidemic


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